Installation d’un Lombricomposteur Grand Volume à Mouans-Sartoux

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Mercredi 18 mars, l’association Les Jardins du Loup a installé un LGV à Mouans-Sartoux, sur le domaine de Hautes Combes, la régie agricole municipale, chargée de produire les bons légumes bio destinés aux restaurants scolaires de la ville.

LGV qu’est-ce que c’est ?
C’est un Lombricomposteur Grand Volume avec, à l’intérieur des milliers de lombrics Eisenia dont le métier est de manger les déchets et les transformer en double engrais naturel, solide et liquide.
Nous avons initié Sébastien et Bastien, agriculteurs sur le domaine ainsi que les équipes des cantines aux subtilités de l’élevage d’Eisenia : quelques règles simples à respecter pour assurer un fonctionnement optimal du système sans nuisances.

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L’unité Grand Volume est construite à partir de matériaux récupérés chez les parfumeurs grassois. Ce lombricomposteur écologique permet de valoriser d’importantes quantités de déchets organiques sur des emplacements hors-sol où il est d’habitude difficile de composter.

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Le lombric, c’est magique !
Outre ses qualités écologiques, un lombricomposteur est un formidable outil pédagogique pour découvrir le cycle de la nature ; une grosse vingtaine de familles du pays grassois ont été initiées et sont devenues autant de filleules du réseau de parrainage citoyen lancé par l’association pour développer cette pratique écologique et créatrice de lien social.

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A l’école Saint Jean de la Roquette-sur-Siagne, un des prototypes suivi par un professeur a permis d’initier des dizaines d’enfants et de détourner plus de 350 kilos de déchets de préparation des repas de la cantine.

3 autres unités expérimentales grand volume ont été testées avec succès depuis un an, et ont permis de détourner des poubelles –et de valoriser- 2 tonnes de déchets sur le territoire.

A suivre !

 

Apéro compost réussi au jardin des Cannebiers

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Dans le cadre des journées de formation « Jardinons Ensemble » organisées par la Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse, nous avons proposé un « apéro compost » pour sensibiliser et encourager la pratique du compostage domestique sur notre territoire.
Ainsi, samedi matin 18 octobre, rendez-vous aux très beaux jardins familiaux des Cannebiers à Mouans-Sartoux où nous sommes chaleureusement accueillis par des jardinières et jardiniers du lieu.

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Après une présentation détaillée sur l’art du compostage, ses avantages et sa pratique avec Bruno des Jardins du Loup, le président de l’association « les jardins familiaux des Cannebiers » a pour l’occasion ouvert les composteurs installés sur place depuis plusieurs mois ; l’occasion pour les novices de voir comment fonctionne un composteur bien alimenté, bien équilibré : pas d’odeur et une faune variée de décomposeurs à l’ouvrage : lombrics, collemboles, cloportes,… ça bosse !

Sur cette aire de compostage, on retrouve l’idéale configuration des 3 bacs :
– 1 bac ouvert aux apports pour le compostage en cours,
– 1 bac fermé pour le compost en cours de maturation,
– 1 bac de stockage pour le « structurant » ou matières brunes, sèches (branches, broyat sec, feuilles mortes, cartons bruns,…) pour assurer un mélange adéquat avec les apports de déchets plus azotés…

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M. le Président ne se fait pas prier pour prendre la fourche et effectuer un retournement  du bac en cours de maturation ; cela permet d’aérer le compost et de relancer l’activité de décomposition ; cela permet aussi de vérifier le bon fonctionnement du processus et de remédier à un problème, par exemple, un petit manque d’humidité.

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Les jardiniers des Cannebiers venaient juste de récolter un très beau compost, tamisé et prêt à être utilisé sur les parcelles des jardins, montrant ainsi leur maîtrise du compostage en collectif… pas toujours facile de faire appliquer les « règles » aux utilisateurs occasionnels ! Bravo à tous !

Tout le monde s’est retrouvé autour d’un apéritif offert par les jardiniers et d’un repas partagé/auberge espagnole gourmand et joyeux.
(Un grand merci à l’équipe de CAPG, Myriam et Loïc, présents sur place)

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Couches chaudes, sourdes et tièdes, kézako ?!

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Ce dimanche 5 janvier, lors des ateliers à thème du « Jardin Ouvert » au JNPP, si la météo nous le permet, nous allons confectionner des couches chaudes afin de mieux passer l’hiver ! 😉

Alors, c’est quoi ces histoires de couches chaudes ? 
Et bien non, les enfants ne sont pas laissés dans les choux ou dans les roses avec pour seuls attributs des couches chaudes sur les fesses, pour traverser les grands frimas de l’hiver à venir !

Les couches chaudes sont des amas de fumier de cheval frais, savamment mélangés avec d’autres matières carbonées et disposés dans une fosse dans le but de chauffer une serre  à une température moyenne de 25°C au moins, le plus longtemps possible… ! Cette montée en température est issue de l’action combinée de la fermentation de la matière organique fraiche et de la paille chargée d’urine ;
Employées depuis de nombreuses années par les floriculteurs et par extension par les maraîchers, c’est un moyen efficace de chauffer sa serre gratuitement pendant les mois les plus froids, pour sauvegarder ses agrumes ou autres plantes craignant les basses températures mais surtout pour commencer ses semis de printemps en avance avec comme seule dépense énergétique, la force physique utilisée pour acheminer le fumier !

C’est une pratique très « permacole » puisque l’effort produit est largement récompensé par les différentes utilisations que l’on pourra faire de ces couches, une fois celles-ci compostées ; au début de été, on pourra y planter les gourmandes cucurbitacées, telles que melons, comme ici aux Jardins l’an passé,

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Puis une fois la production dévorée, on peut utiliser ce merveilleux compost pour couvrir la terre en extérieur et se faire de douillets lits de semence dès l’automne pour y lancer des semis de carottes, radis noirs, et autres navets !
Certes, ce compost a été largement pompé de ses substances nutritives par les courges mais cela reste un substrat fin et idéal pour permettre aux germes de s’ancrer dans le sol et retenir l’humidité pour la germination !

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Donc, si vous souhaitez participer à l’atelier « création de couches chaudes » et en savoir plus sur le procédé à mettre en oeuvre pour une bonne montée en chauffe, rejoignons-nous à partir de 10 heures dimanche 5 janvier ; il y a pas mal de travail physique à effectuer mais chacun fait sa part comme il le peut, on n’est pas dans la performance !

Et il y a aussi le montage d’une petite serre à effectuer pour les ceusses qui redoutent le crottin ! 😉

A bientôt pour vous fêter une belle année !